Quand je vous ai parlé il y a quelques jours de croyances limitantes et de syndrome de l’imposteur sur instagram, cela a eu l’air d’en intéresser plusieurs parmi vous. Aussitôt, je me suis dit que je pourrais vous parler de tout ça ici, dans cette rubrique « blablas » un peu à l’abandon, que ça pourrait vous être utile. Et puis rapidement, je me suis demandé si j’étais vraiment légitime pour parler de confiance en soi, alors que j’en manque moi-même… Vous le voyez, là, le serpent qui se mord la queue ?
Pour ceux qui ne suivent pas dans le fond, avoir une croyance limitante, c’est penser qu’on est incapable de faire quelque chose et ne même pas essayer. Par exemple, j’ai longtemps pensé que je n’étais pas capable de faire du sport à cause de ma carrure de crevette et parce qu’on m’avait répété que j’étais nulle en cours de sport… Je suis sure que vous aussi, vous vous êtes déjà entendus penser : « J’aimerais bien faire ça, mais [rayez les mentions inutiles]… ce n’est pas fait pour moi, je n’en suis pas capable, je ne suis pas assez ceci ou trop cela, on m’a dit un jour que je ne le pouvais pas, etc… ». Evidemment, on parle bien de choses que l’on pense ne pas être capable de faire, sans avoir essayé, pas de choses que l’on ne peut effectivement pas faire (genre s’acheter un yacht quand on n’a pas un sous).

Et le syndrome de l’imposteur, c’est comme son nom l’indique, avoir l’impression de tromper son monde, douter du mérite lié à son travail et attribuer ses réussites plutôt à des facteurs extérieurs (la chance, par exemple) plutôt qu’à soi-même. Si en plus, tout ça s’accompagne d’un penchant à voir le verre à moitié vide, c’est le pompon. Et c’est à peu près là où je me situais il y a quelques années…

Sans trop entrer dans les détails, à cette époque-là, plusieurs mois de recherche d’emploi infructueux avaient eu raison du peu de confiance que j’avais à la fin de mes études. Comment croire en soi quand les autres ne semblent pas croire en vous ? Face à ces refus, je n’ai pas eu la force de continuer à croire en moi, et une espèce de cercle vicieux s’est installé. Puis j’ai eu l’opportunité de faire une thèse, et là j’ai été confrontée à un monde que je connaissais peu, celui de la recherche. Où les doctorants étaient, dans l’environnement que j’ai connu du moins, toujours considérés comme des « gamins » malgré leur trentaine approchante. Ambiance.

Bref, autant dire que je partais de très loin ! Et puis j’ai créé ce blog, alors que j’avais une peur bleue de me lancer. Je ne dirais pas que cela a tout changé, mais ça a clairement été un pas vers la reprise de confiance.
Des personnes ont commencé à croire en moi, me demander de travailler avec elles, me proposer des projets, car elles appréciaient la qualité de mon travail. J’avais envie de dire : enfin !
Dernièrement, j’ai aussi réalisé que si je n’avais pas obtenu ces postes dont je vous parlais tout à l’heure, c’était peut-être parce que, dans le fond, je n’en voulais pas… Ça a été une révélation : aucun de ces postes ne m’intéressait, je me sentais obligée d’y postuler car c’était la suite logique de mes études et que je ne savais pas quoi faire d’autre. Comme si je m’étais auto-sabotée… (Il faudrait que je vous reparle orientation une prochaine fois aussi !).
Depuis, j’ai fait un gros travail de réflexion et je cerne mieux ce à quoi j’aspire professionnellement. Et puis avec ce blog, je fais vraiment ce qui m’éclate. Cela change tout !

Tout ça pour dire que maintenant, quand quelque chose me tente, et même si mon premier réflexe est de me dire « Même pas en rêve ! » et de me trouver des excuses, je prends sur moi et je me lance ! (Souvent grâce à mes proches ou mes amis qui me mettent des coups de pied aux fesses). Et même si ça fait un peu peur au début, je peux vous dire que ça fait du bien.
En écrivant tout ça, je me rends compte que finalement, je ne suis peut-être pas si illégitime que ça pour vous donner quelques conseils ;)

Alors les voici :

–  Première étape, se rendre compte que l’on a des croyances limitantes et les identifier (fastoche).
–  Ensuite, leur faire la peau ! Je sais que ça a l’air plus facile à dire qu’à faire, mais répétez-vous que vous en êtes capable, restez positifs, et cherchez des exemples inspirants autour de vous, ou sur le net. Dernièrement, j’ai lu Culottées de Pénélope Bagieu, et croyez-moi, ça donne du courage !
– Très important aussi, entourez-vous bien ! Sans les proches et les amis qui me soutiennent et m’encouragent, je ne sais pas où j’en serai aujourd’hui…
–  Et last but not least, osez !  En vrai, qu’est-ce que vous risquez ? Essayez et vous verrez bien de quoi vous êtes capables et où ça vous mène. Et souvenez-vous que les échecs n’en sont pas. Ce sont des occasions d’apprendre et autant de pas vers la réussite… ;)

Allez, dites-moi tout, c’est quoi vos croyances limitantes à vous ?

(Pour celles et ceux que ça intéresse, les cartes à citations inspirantes sur les photos ci-dessus sont celles de mon agenda DIY, que vous pouvez télécharger ici)

31 Comments

  1. Bonsoir Amandine,

    J’ai été très inspirée en ce dimanche soir de taper l’adresse de ton blog (découverte dans le dernier mollie makes) sur google. Cela fait plusieurs mois (années. ..?) que mon travail me porte de moins en moins et que je me cherche, je prends petit à petit des directions qui me conviennent mieux mais tout ça est nouveau pour moi… Et la cet article fait écho en moi de façon très clair , ma croyance limitante à moi « je ne suis pas capable de créer un blog de partage et de DIY de tricot de couture de scrapbooking et loisirs créatifs en tt genre » mais en fait je viens de comprendre que si je le fais avec mon coeur je n’ai rien à perdre et au contraire tout à gagner…
    Merci beaucoup d’avoir apaisé cette veille de lundi matin.

    Pauline.

    • Bonjour Pauline, cela me fait très plaisir de savoir que cet article a pu résonner en toi et t’être utile. Crois en toi, tu ne risques absolument rien à créer un blog, si ce n’est d’y prendre goût, de te créer de belles opportunités et de te faire du bien ;) Bonne chance pour la suite de tes aventures et n’hésite pas à me communiquer l’adresse de ton blog quand tu l’auras créé !

  2. Coucou Amandine,
    Oui, il faut oser mais c’est souvent épuisant! La créativité est ce qu’il y a de mieux pour avancer et travailler avec endurance et foi sachant que peut-être ce travail restera dans le silence! Le relationnel n’est pas si simple car nous ne pouvons exister vraiment et déployer nos compétences voire en vivre sans les autre et c’est là où le bas blesse! Mais Let, coraggio!
    J’ai écrit une nouvelle qui peut t’intéresser!
    Bien cordialemnet! Laure.

    • Merci pour ton mot Laura. Pour ma part, l’immobilisme et la négation de mes véritables aspirations étaient plus épuisants que d’oser… Mais cela doit dépendre des personnes. Et pour ce qui est de la reconnaissance des autres, je suis peut-être naïve, mais je crois qu’un travail de qualité finira tôt ou tard par être remarqué (et je précise que le relationnel et moi, ça fait deux). Je vais jeter un œil à ta nouvelle !

  3. Florence BEGIN Reply

    Bonjour,
    Je découvre votre blog par hasard (y en a t-il ?) et je suis très heureuse de vous « rencontrer ». Vos mots font écho car je suis hypnopraticienne et je travaille beaucoup sur les croyances limitantes et les auto saboteurs … pas simple de se libérer de ces fardeaux !! je travaille aussi avec des cartes etc … et avant de revenir pour d’autres bravos sur votre blog (l’agenda !! superbe, connaissez vous le bullet journal ? pourquoi tant de mots et phrases anglais sur tous les blogs ? ce serait mon mini mini reproche) … et puis vous parler de ce livre extra que je vous conseille : les vertus de l’échec de Charles PEPIN. Extraordinaire, je le conseille à mes clients … Belle journée et bravo encore
    Florence

    • Bonjour Florence, merci d’avoir pris le temps de me laisser ce mot ! Je vais jeter un œil au livre que vous me conseillez.
      Et oui, je me suis mise au « journal à puces » ;) récemment (d’habitude, je suis plutôt réfractaire à une utilisation de l’anglais à tort et à travers, même si j’adore cette langue, mais cette fois, il faut croire que j’ai fait une exception ! Bon pour les citations par contre, je les ai trouvées telles quelles et ne souhaitais pas les traduire ;) )

  4. Salut Amandine,
    Je découvre ton blog via cet article (et Hellocoton :-) même si je ne suis pas très coutumière des commentaires, je voudrais quand même t’en laisser un afin de te remercier pour cet article plein de bienveillance qui m’a fait un bien fou. Je me réjouis de parcourir davantage ton blog, qui est très beau.
    Belle journée et à bientôt, aline (Belle Ginette)

  5. Ton article est très inspirant et me donne bien envie d’approfondir le sujet ! Je me retrouve tout à fait dans ce que tu présente et j’aimerais tellement me sortir de ce terrible cercle vicieux qui a fini par me paralyser totalement..
    En attendant de pouvoir faire le même constat chez moi, je te félicite pour ta propre évolution et te souhaite une très très bonne continuation !

    • Merci Camille, c’est gentil ! Identifier le problème et mettre un nom dessus, ça aide déjà beaucoup. J’espère que tes recherches sur le sujet t’aideront à te débarrasser de ces croyances qui te paralysent. C’est fou comme on est nombreuses (et nombreux ?) à être concernées !

  6. Très chouette article !
    Je ne connaissais pas le terme de « croyances limitantes », mais clairement le phénomène ne m’est pas complétement étranger… xD
    Bon courage à toi pour vaincre tout ça, et aller au bout de tes envies et projets !

    • Merci Bettina :) Je te souhaite la même chose, surtout avec ce joli blog que tu viens de commencer !

  7. Je me reconnais tellement dans ton article ! C’est tout moi. Encore maintenant. On m’a répété sans arrêt que je n’étais bonne à rien, du coup j’en suis encore persuadée, par moment je suis lucide et je me dis que mince, si je suis où j’en suis ce n’est pas pour rien, ce ne peut pas être la chance. D’ailleurs quand on me dit que j’ai de la chance (je travaille et habite en Thaïlande, 1 an après mes études), je réponds que la chance n’y est pour rien et que j’ai ce que j’ai car je me suis battue. Mais parfois, je retombe et je me dis que les projets auxquels je pense sont bien loin d’être atteignables, que je vais me louper, … Comme toi je m’entoure des bonnes personnes, mes proches (moins ceux qui n’y ont jamais cru), et j’ai la chance d’avoir un patron qui croit beaucoup en moi et me répète que j’ai « de l’or dans les mains » (même si je n’y crois pas, next step ? ahah). En tout cas, ton article est bien écrit, c’est exactement ça !

    • Si tu es bien entourée et que tu as conscience de tout ça, tu es déjà bien partie ;) Faire des rechutes de temps en temps, ce n’est pas très grave, il ne faut pas t’en vouloir pour ça ! L’essentiel, c’est que ces pensées négatives qui resurgissent n’impactent pas tes choix et tes envies. Je suis sure que ça va s’atténuer avec le temps, surtout si ton parcours continue de te faire prendre conscience que tu es brillante et que ce n’est pas de la chance !

  8. Bonjour Amandine,

    on est Dimanche, il est 08h29 et je viens de me lever. Je suis entrain de boire mon premier café de la journée lorsque je tombe sur ton blog en me connectant pour la première fois sur Hellocoton car ton article est à la une, sur le site.

    Les croyances limitantes, le titre m’a intrigué. Après une lecture assidue, je me rends compte sur tu as mis un nom sur ce que je vis depuis … oh, je dirais, une dizaine d’années, maintenant. Ce cercle vicieux qui fait que chacun de mes projets, allant de la simple pensée « et si… » à l’idée un peu travaillée, tombe à l’eau et finit aux oubliettes.

    Je pense que mon entourage me serait d’un grand soutien si je devais m’affirmer dans un projet et cela même si il sortait des sentiers battus. Non, le problème, c’est que JE ne me soutiens pas. Ma petite voix à moi me dit que je suis incapable de faire les choses comme il faut, que je n’y arriverai pas. Je suis l’incarnation de la pensée limitante.

    Quoi qu’il en soit, ton article est un peu un premier pas vers le changement, cela me donne envie de creuser un peu plus et de voir ce qui se cache derrière tous ça, en me forçant à me confronter à mes envies et à pousser toujours un peu plus loin, juste histoire de voir ce que cela donne si je m’implique.

    Ton blog est absolument charmant, je l’ajoute dans mes favoris, tout de suite ♥

    ( OMG, je viens de relire mon commentaire, c’est un pavé. J’ai très envie de le supprimer mais non. Pas de pensée limitante !! )

    • Hello Fanny, ça m’a fait un peu le même effet quand j’ai mis,un mot sur ces craintes que j’avais depuis toujours ! S’en rendre compte, c’est déjà un grand premier pas. Tu verras, je suis sur que l’idée va faire son petit bout de chemin dans ta tête, et que tu commenceras à appréhender les choses différemment ;) En tout cas, je te le souhaite !
      Comme le disait Aline un peu plus bas, l’exercice du : « qu’est-ce qui peut m’arriver de pire / de meilleur ? » est très efficace. Tu peux essayer cela la prochaine fois que tu auras une idée ou un projet.

      Et pas de souci pour le pavé, j’adore vous lire ;) Merci pour ton mot et à très bientôt !

  9. J’adore ce genre d’articles car le développement personnel, c’est un domaine qui me passionne depuis longtemps.
    En ce moment pour débloquer mes croyances limitantes, j’ai découvert la technique appellée EFT, tu pourrais peut-être l’essayer. =)
    Et puis je fais parfois l’exo du : »que peut-il m’arrive de pire? » et « que peut-il m’arriver de meilleur? ».

    • Ah je ne connais pas la technique EFT, je vais regarder ça ! Et effectivement se demander ce qui peut nous arriver de pire ou de meilleur, c’est un bon moyen de prendre du recul par rapport à ses craintes. Merci pour ton mot Aline !

  10. un article très intéressant qui change de d’habitude ! et tes photos sont magnifiques <3

    Bisous,
    Emmy.

  11. Bien sur que j’ai des impressions limitantes, je le pense incapable de faire de la Zimbabwe alors que bon certes je ne suis pas coordonnées mais ca se travaille …. et la je viens d’en dépasser une je me suis inscrite à la fac, alors que je pensais que c’était pas pour moi… bon j’avoue y’a encore du travail!!!

  12. Rien à dire mis à part…. SUPER ARTICLE! J’adore te lire, belle découverte :)

  13. Bien s’entourer en effet, quitte à prendre du recul avec les personnes qui ont la fâcheuse tendance à voir tout de travers. L’important dans tout cela est de faire ce qui nous passionne, pourtant souvent la réponse que l’on entend est : « Oui mais dans la réalité ce n’est pas toujours possible… » ou ‘je te le souhaite, mais… »
    Prendre ses jambes à son cou dès que le « mais » pointe le bout de son nez, et Banzai ! non mais alors. ^^

    Je te souhaite tout plein de bonnes choses pour la suite. :-)

  14. Merci pour cet article intéressant sur les croyances limitantes et le syndrome de l’imposteur, sujet qui m’intéresse beaucoup car je pense qu’il touche beaucoup de femmes. Il faut dire que la société hyper concurrentielle dans laquelle nous baignons ne facilite pas les choses …

    • Oui, cela me fait penser au « confidence gap » que certains chercheurs ont identifié entre les hommes et les femmes. A compétences égales, les hommes ont tendance à se surestimer, alors que les femmes se sous-estiment… Merci l’éducation genrée ! ;)

  15. C’est un article très intéressant !

    J’ai l’impression que nos parcours se ressemblent énormément ! A la différence qu’à la fin de mes études, j’ai tout de suite enchainé une thèse sans postuler pour d’autres postes (l’industrie, ça ne m’intéressait vraiment pas).
    Aujourd’hui, j’ai finis ma thèse et me lance dans d’autres projets qui me correspondent bien plus ! Même si mes proches me soutiennent et m’encouragent, je rencontre encore des gens qui trouvent ça dommage de « gâcher » trois ans de sa vie en faisant autre choses maintenant, qui me dise que je pourrais continuer à faire mes passions tout en faisant un vrai métier pour gagner ma vie… Par chance, ce genre de discours ne m’affecte même plus, et je trouve même ça triste. Que des personnes aient peur de se lancer dans une grande aventure, de changer d’avis, de carrière, d’orientation, ok, mais qu’ils ne me transmettent pas leur morosité! Oui je me planterais peut-être, mais je m’en fou, je VEUX essayer, et si mon projet ne fonctionne pas, je ne le vivrais jamais comme un échec mais plutôt comme une expérience qui m’a appris des choses !

    Vu tout ce qu’on entend autour de soi, si on manque un tant sois peu de soi, on peut vite baisser les bras pour retourner dans le rang. Mais comme tu le dis, quand on ose, il se passe des choses merveilleuses. :)

    Bon courage à toi dans tes aventures! J’aimerais bien en savoir plus sur tes projets !

    • Oui, j’ai aussi entendu le même genre de discours que toi, mais c’est vrai que je n’y prête pas trop attention. La petite voix au fond de moi qui me dit ce qui me convient l’emporte ;)
      Et comme toi, je trouve ça un peu triste d’avoir l’esprit si fermé ou formaté, mais bon… C’est notre vie, pas la leur ;)
      En tout cas, je ne pense pas que toutes ces années d’études soient gâchées parce que l’on fait autre chose maintenant. J’ai appris énormément, que ce soit au niveau connaissances, ou compétences, et sur moi-même aussi. Je n’ai vraiment aucun regret d’avoir fait ce que j’ai fait ! Après tout, c’est ce qui fait en partie ce que je suis aujourd’hui.
      Et effectivement, quand on manque de confiance, entendre souvent ce genre de discours ne doit pas aider à se lancer. Mais je me dis que lorsqu’on essaie de faire taire une partie de soi, ça finit toujours par ressortir à un moment ou un autre !

      Bon courage à toi aussi dans tes projets ! Et je ne manquerai pas d’en raconter un peu sur les miens dans les mois à venir ;)

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