Il n’y a pas si longtemps, un ami commentait une de mes publications sur un réseau social pour dire quelque chose du genre :

A la base, « Do it yourself » c’était le slogan du mouvement punk, aujourd’hui, ce sont des filles qui font des cupcakes.

Bon, qu’on soit d’accord, cela me convient tout à fait que chacun puisse s’exprimer à sa guise et même, fasse du second degré. Une fois passé l’agacement face à cette réflexion qui, au premier abord, m’a paru passablement sexiste (peut-être que ce n’était pas son intention première), je me suis mis à y réfléchir. Pourquoi beaucoup de gens ne retiennent-ils du « DIY » que la partie futile/girly/rose/mignonne/activité-de-gonzesse-qui-n’est-pas-digne-de-l’intérêt-d’un-mâle-un-vrai… ?
Personnellement, ce n’est pas du tout la vision que j’ai du DIY. Et c’est bien dommage si mon blog ne le reflète pas, je vais travailler à ce que cela change !

Car pour moi, le DIY c’est avant tout faire soi-même, de manière à consommer autrement. Une façon de retrouver de l’autonomie dans son quotidien, dans le sens de ne pas avoir à systématiquement acheter quelque chose ou à le faire réparer par quelqu’un d’autre, parce qu’on n’a pas d’autre solution.
Pour moi, cultiver son potager, c’est du DIY. Faire son pain, ses yaourts, cuisiner maison à partir de produits bruts, c’est du DIY. Faire ses cosmétiques et ses produits ménagers, aussi. Savoir construire un meuble, ou réparer sa voiture.

Il y a clairement aujourd’hui un mouvement général vers plus de faire soi-même. Il n’y a qu’à regarder le développement des fablabs, du hacking, des ressourceries, des repair cafés, des potagers collectifs, des ateliers pour apprendre à fabriquer ses produits ménagers, et j’en passe. Qu’il s’agisse d’une réaction à la baisse du pouvoir d’achat ou d’une volonté écologique, toutes ces initiatives contribuent à reprendre le contrôle de son quotidien, à gagner en autonomie, à pouvoir compter sur soi-même en cas de besoin, à savoir qu’on aura pas besoin de payer quelque chose car on sait le faire soi-même. Et pour beaucoup de personnes aujourd’hui, c’est un enjeu majeur.
Effectivement, cela coûte souvent moins cher de faire soi-même plutôt que d’acheter un objet fini. Et moins dépenser ne devrait pas revenir à acheter du discount (qui ne respecte ni l’environnement, ni les gens qui le produisent, ni les gens qui l’achètent), mais à s’affranchir autant que possible de la nécessité d’acheter.

L’engouement pour le « DIY » dans son sens généraliste, est pour moi un signe, parmi tant d’autres, du changement des mentalités au sujet de notre consommation. Un signe très positif, qui me permet de rester optimiste quant à l’avenir.

Alors certes, l’appellation DIY englobe les loisirs créatifs, que l’on peut parfois (souvent ?) juger inutiles. Le point où ça coince selon moi, c’est que dans son aspect originel, le DIY est un mode de vie alternatif au capitalisme. Alors que le DIY option loisirs créatifs reprend des codes classiques de la consommation : le but est bien de nous faire consommer toujours plus de matériel créatif et de nous faire suivre des tendances tout aussi éphémères que dans le milieu de la mode, par exemple.
Je ne dirai pas que je ne mange pas de ce pain-là. La preuve en est tous les tutoriels présents sur ce blog qui montrent comment fabriquer tel ou tel objet a priori futile. Que voulez-vous, personne n’est parfait et rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. Mais j’essaie de plus en plus de faire le lien entre faire soi-même et consommation raisonnée, avec de l’upcycling et de la récup’ par exemple.

L’autre point que je trouve intéressant, c’est qu’on peut entrer dans le monde fabuleux du DIY par la porte des loisirs créatifs, pour finalement évoluer, prendre conscience des mécanismes de la consommation, mais aussi de ses talents et de ses capacités manuelles. Le plaisir et la fierté qu’on éprouve en fabriquant une fleur en papier ou un tissage peut se muer en confiance en soi et en ses capacités à maîtriser de nouvelles techniques. Et donner envie d’explorer d’autres aspects du faire soi-même.
La couture « plaisir » permet finalement de s’habiller (ce qui reste un besoin primaire), sans avoir à acheter des vêtements produits on ne sait où et on ne sait comment (reste à voir comment le tissu est produit…). Et il y a tant d’autres exemples.

Et puis, après tout, est-ce mal de vouloir rendre son quotidien plus joli avec un nouvel objet que l’on a plaisir à regarder, ou juste en s’accordant du temps pour faire une activité qu’on aime ? Car souvent, le plaisir dans les loisirs créatifs n’est pas l’objet final, mais le fait même de le fabriquer.
Finalement, pourquoi ne pourrait-on pas allier la fabrication de choses futiles mais qui nous font plaisir, et la fabrication de choses utiles pour notre vie de tous les jours et qui nous permettent de consommer différemment ? On peut d’ailleurs prendre plaisir à faire des choses utiles, la frontière est parfois mince entre les deux…

Et vous, quelle est votre vision du DIY ?

14 Comments

  1. Salut , ça c’ets un post super intéressant !

    Bon soyons honnète si je suis là c’ets bien qu ele reste m’intéresse aussi ! En fait je dis ça parce que je le toruve ULTRA intéressant.

    En fait je suis complètement le type de « mec » qui pourrait sortir la phrase du début. En gros je suis de formation « ingé » je suis ds la recherche scinetifique, je fais du sport de montagne et je suis ,un gauchiste ecologiste et en plus la seule musique qui me fait vibrer c’est du punkrock etc…
    (Bref je suis un cliché ambulant de centre ville ! )

    Pour compléter c etableau j’agoutera que je suis très très utilitariste/fonctionnel dnas mes DIY et puisque mes gouts déco se résument à du minimalisme et des cartes postales… je suis loin du papier crépon. Du coup je suis typiquement le genre de gars qui pourrait faire ce genre de réflexion, mais sans aucune arière pensée sexiste.
    Pourquoi donc ? Ben simplement aprceque ce cliché ambulant que j’incrane évolue dans un milieux où il a vraiment du se boucher les oreilles pour ne pas entendre parler de féminisme puisque statistiquement 70% de ses connaissances féminine seront de cette fibre. Les Punk était les premiers milieux masulins féministes, ce n’ets aps pareil que le milieux geeek/nerd égocentré et dépolitisé. Du coup en théorie ce genre de gars s’est soigné(rare) ou plutot se soigne mais il sortirait pas une « grossièrté » pareil en croyant à tout l’implicite (sexiste) genre « premier degré ».

    Je m’explique, en gros dire cela peu très légitimement être perçu comme méprisant mais cela tient aux connotations que l’on donne aux mots. Le punk est un « héros » et la « fille/grily… » est forcément un peu cruche et superficielle donc dan s un contexte de « faire soi même » il y a évidemmment un jugement de valeur avecces connotations. Et justement parce qu’il est implicite et dépendant de ces connotation ce jugement d evaleur n’est pas réel jusqu’à preuve du contraire (preuve de culpabilité dans notre cas). Evidement cela peut êtretrès méchant en accusation de corruption du « punk  » ou du puriste utilitariste accusant de détournement futile d’une bonne fibre…
    En pratique on jugera selon le ton et le « passif » de l’élocuteur et en cas de doute une petite réponse sèche nous fixera vite sur les (arrières) pensées du personnage!

    Mais a priori je dirais que cette formulation est à prendre comme un constat de réussite et de succès de l’esprit DIY, car tout le monde sait que des punk DIY il n’y en avait même pas le nombre de « blogeuses » actuelles !

    Je pense que c’ets en fait un constat très positif, le « hack/DIY » est assumé et investi par de plus large sparties d ela population et c’ets un vrai signe d’émancipation des « girls » et tout les autres de se mettre au DOY/custom/cuisine/cosmetique perso etc… Et les milieux très masculain du bricolage/jardin/mécaniquevélo etc… sont en réalité très proche de smilieux très masculins du cosmétique maison , décoration etc…

    Avec c e mot de « DIY », tout c emonde là se rapproche en évitant les « clichés/apriori ». C’est le grandintérete de ce terme que de dépasser les termes plus conotés du « fait maison » (féminin) et du « bricolage/hack »(masculins). Enfin c’ets ma prseption de ce stermes qui sont formelement équivalents. du coup c’ets là où je te rejoins complètement c’est que derrière ce coté très genré des activités DIY il y a bel et bien un arrière plan « sexiste ». Et malheureusement quand c’ets genré on sait tous quel coté est le plus valorisé.

    En gros je pense qu’on hérite de la mécanique à papa et de la déco à Mama n et si les « DIY » s’invetsissent dans un domaine ou l’autre en fonctionde leur genre ce n’est pas un hasard, cela correspond à leur univers mental/social/culturel. Plus tristeemnt cela correspon au domaine ou ils se sentent en devoir d’être « bon » . Ce n’est donc pas du patriarcat ou une espece d’opression mais un héritage qui nous oriente encore. En tout cas pour moi je peux dire que les seuls compliments que j’ai entendu su mon « logis » sont venus d ebouches féminines car vanant de smecs il y avait un coté « t’est bon à marrier mon gars ». C’est d’autant plsu tordu que je suis un célibatair eendurci… mais cel amontre que le regard varie beaucoup d’un sujet à un autre carcoté Linux/électronique/mécanique vélo ou mes équipement sportifs DoneMyself je n’ai pas du tout l ememe type de réaction. Et quand un pote te dis que tu est un « malade » tout lemonde le comprends comme un compliment, alors que le coup du marriage moins….

    Globalement je pense que les sujets comme le Zéro Déchet sont étonnament féminins, je m’en sui apperçu avecle sépicerie où je suis sidéré par la rareté des « mecs » (un homme sans sa compagne aveclui) maisi ls forment un espace ou se rencontrent ces amateur/amatrices du DIY.

    En bref j’ai un sentiment qui est que ces espaces là sont bine genrés mais provoques plsu de respect et d’échange mutuels entre sexes sur un peid d’egalité et de reconnaissance mutuel que els autres sphères très genrées comme le monde professionnel ou sportif etc…

    C’est un vrai mouvement social qui concerne touts le sgroupes sociaux à des degrés divers et chacun a sa manière mais globalement l’anticonsumérisme gagne beuacoup de tarrain et par des canaux que je/on n’aurai pas imaginé il y a 10 ans ! A l’époque c’était une critique théorique et politique qui restait l’apanage des décroissants/gauchistes/écologistes mais qui n’avaient pas franchement fait beaucoup de propagande par le fait (expression anarchiste a googler).

    Merci pour ce sujet de réflexion nocturne, c’éatit un plaisir et j’espère que mon pavé n’aura assomé personne.
    En tout cas je rève d’un endroit ou ces différenets branche du DIY serraiet arssemblées pour former plein de joli couples ! Pardon, des échanges intelectuels et de recettes bien sûr !

  2. « Pourquoi beaucoup de gens ne retiennent-ils du « DIY » que la partie futile/girly/rose/mignonne/activité-de-gonzesse-qui-n’est-pas-digne-de-l’intérêt-d’un-mâle-un-vrai… ? »

    Je trouve, sans vouloir paraître désagréable ou chercher le conflit, que cette phrase est un peu de mauvaise foi dans ton article. De dire que « beaucoup de gens » ont une vision « gonzesses girly fée du logis » d’un côté et « un mâle un vrai qui fait rien de ses dix doigts » de l’autre … Je ne pense pas qu’il y’ait tant de gens que cela qui défendent cette vision des choses. Et véhiculer ce type de généralité est contre-productif à mon opinion ^^ De plus il ne faut pas voir du sexisme partout, des propos ne sont pas sexistes dès qu’ils opposent les hommes aux femmes, c’est une accusation assez forte et je pense qu’il faut faire attention aux mots. Je pense que ton « ami » voulait dire par là que le DIY est devenu selon lui une activité mise en avant par les influenceurs que l’on voit sur les blogs/réseaux sociaux parce que c’est à la mode d’être engagé et de faire des trucs écolo ( triste mais vrai, après le fait que cela soit louable ou non est un autre débat ), et force est d’admettre qu’une majorité des blogueurs sont des filles . Il voulait peut-être opposé ce côté superficiel de la mode de la blogueuse qui fait du DIY pour recycler et faire du bien à la planète, puis au billet d’après parle d’un produit qui a été testé sur les animaux en affichant son iPhone fabriqué par des ouvriers dans des conditions déplorables, aux mouvements punk très actifs pour défendre leurs idéaux.

    Pour ce qui est de ta vision du DIY que tu as explicitée par la suite néanmoins je suis tout à fait d’accord avec toi. Il ne faut pas non plus négliger le bonheur que cela procure de fabriquer ses propres objets, de jolies choses, et cela représente un geste aussi minime soit-il contre une société où tout va toujours plus vite, où tout est fabriqué en masse, et où plus rien n’a d’histoire ou d’âme.

    Dans la vie, il est important de faire de la résistance pour ce qui est bon et juste, surtout dans notre société. Même si le geste semble minuscule ( pensez toujours à l’histoire du colibri ! ). On est rarement conscients de tout le bien qu’on fait. Quand je suis pas trop dans mon assiette, je lis tes billets. Cela me distrait l’esprit en cas de crise de ruminations. Tu les as écrit pour apporter ta patte à ce monde qui ne tourne parfois pas très ronds, et tu fais ainsi plus de bien que tu ne le pense.

    Bref ! Ce message est déjà trop long et part dans tout les sens. Merci pour ce que tu procures petite amande. Paix à toi et à tout les autres :)

    • Bonjour Framboise, tout d’abord je m’excuse pour le délai de réponse à ton commentaire ! C’est-à-dire qu’il fallait que je me pose pour y répondre ;)
      Alors, je voulais te dire que lorsque j’opposais « girly » et « vrai mec », ce n’était pas pour véhiculer et renforcer ce cliché mais justement pour en dénoncer l’absurdité. Désolée si ce n’était pas compréhensible ! Donc sur ce point, on est d’accord.
      En revanche, je pense, pour en avoir fait assez souvent l’expérience, qu’il y a bien plus de personnes qui pensent comme cela que tu ne le crois, malheureusement. Et oui, c’est du sexisme (je n’ai pas peur de ce mot et je l’utilise en étant bien consciente de son sens) . Sans pour autant « voir le mal partout », comme on le reproche souvent aux féministes, je pense qu’il est important de reconnaître que le sexisme est très présent dans notre quotidien. Bien plus qu’on veut l’admettre. Je n’invente rien, il y a tant d’études sociologiques pour appuyer cela…

      Pour en revenir au discours de mon ami, il ne faisait pas référence aux DIY version écolo, mais bien aux DIY déco, jolis mais pas toujours très utiles, et donc superficiels. Et comme ce sont souvent des filles qui font des DIY effectivement, le lien entre superficialité et féminité était vite fait. Enfin il me semble !

      Voilà pour ces quelques éclaircissements :)
      Je te remercie en tout cas d’avoir partagé ton avis et de lire mes billets d’humeur quand tu as besoin de te distraire !

      • Merci pour ta réponse ! Peut-être que je suis un peu naïve sur la question de ce que l’on pourrait appeler le « sexisme ordinaire » … Ton message me pousse à me pencher un peu plus sur la question. Merci ! Belle continuation à toi :)

  3. Ah punaise, je suis complètement ok avec toi, le DIY c’est le quotidien débrouillard des créatifs, je ne montre pas non plus tout l’envers du décor sur mon blog (d’ailleurs ton article mis fait réfléchir… Et pourquoi pas finalement !) c’est clair que c’est mon glam’ de poster comment je fais mon produit pour nettoyer ma douche, ou mon matériel reflecto home made pour mes photos, le DIY c’est comment je fabrique et améliore mon quotidien avec ce qui m’entoure avant d’aller en grand magasin acheter, consommer ce que les autre veulent que je possède & puis il y a aussi le côté unique de la custo, pas tous le monde va avoir pareil chez soi, pour moi c’est aussi une démarche contre l’uniformisation de la société

    • Amen ! ;) 100% d’accord avec toi, et puis l’idée de montrer l’envers du décor est bonne je trouve, surtout pour rassurer les gens qui ont peur de se lancer ou qui ne se sentent pas capables, sur le fait que derrière l’écran tout n’est pas toujours « instagrammable » !

  4. Pour ma part je crois que j’ai toujours fait du DIY sans même m’en rendre compte… Enfant j’enroulais mes poupées dans des frusques et autres chûtes de tissus et faisait des « défilés de mode » … plus futile tu meurs… Mais cela me procurait nettement plus de plaisir que d’utiliser leurs vêtement d’origine en polyester! Ahaha!
    Blague à part je partage entièrement ton point de vue. Je blogue depuis 2014 sur le DIY et utilise chacune de mes réalisations! J’offre également énormément du fait main et les destinataires sont souvent extrêmement touchés de recevoir un objet pour lequel on a pris du temps pour dire « je pense à toi ». Bloguer, c’est effectivement s’exposer aux remarques (j’ai eu droit à un très bienveillant: « ok tu fabrique des trucs, c’est cool, mais c’est pas hyper narcissique ton truc? ») mais c’est également recevoir des messages de gens que tu ne connais ni d’Eve, ni d’Adam et qui te félicitent /t’encouragent et te remercient des partages que tu amènes à la communauté du DIY! Et ça c’est nettement plus chouette non? Alors continue à partager cette jolie créativité, elle est UTILE à une communauté!

    • Ah oui, la question du narcissisme ! Je me posais pas mal la question quand j’ai créé le blog, puis au fil du temps ça m’est sorti de la tête…
      Je ne vais pas me plaindre car je ne reçois pas beaucoup de remarques désobligeantes, et effectivement, les commentaires comme le tien font oublier tout le reste ;) Merci beaucoup !

  5. Pas tellement l’habitude de commenter mais là, c’est nécessaire ! Depuis le temps que je suis ton blog (grâce à Clarisse au passage :) ) ça m’a donné envie de me remettre au tricot (et c’est fait ! et je prends énormément de plaisir à faire des choses utiles !), de me mettre à la couture, de fabriquer ma lessive (c’est en cours, VRAI savon de Marseille commandé sur internet, j’attends impatiemment qu’il arrive pour le découper en morceau !), ça me donne envie de chiner dans les brocantes pour trouver des vieilles caisses de vin, des petits meubles, des machins, des trucs…. Chose que je n’aurais jamais pensé avoir envie de faire ! Bref, ça donne envie de faire de l’utile, de l’agréable, du « futile » sans doute, (tes créations de décos sont magnifiques (j’adore le p’tit dernier, scarabée en mode « cabinet de curiosité » !) et je leur trouverais bien une place chez moi…) et toutes ces petites choses amènent effectivement à réfléchir, à se poser les bonnes questions sur nos modes de consommation particulièrement, mais pas que… et tout ça, ça peut se faire avec des couleurs girly, dans un carnet avec des motifs fleurs, pois, aux couleurs pastel ou flashy, avec des bougies parfumées pour l’ambiance, des cupcakes à l’heure du thé, sur une table joliment décorée et avec son chat sur les genoux…. Et pas uniquement avec les cheveux sales et un jean troué !!
    Et puis, l’esprit punk…. C’est un esprit contestataire d’une société qui ne nous convient pas ? C’est de l’anti-capitalisme ? C’est l’affirmation de son individualité face aux « moutons » qu’on croise tous les jours dans la rue, habillés pareil, qui vivent dans des appartements décorés pareils et qui ont les mêmes téléphones portables ? Donc apporter une critique éclairée de notre société de consommation et surtout se donner les moyens de contourner ce « diktat », c’est pas complètement punk justement ?… ;)
    Continue ton chouette blog et n’écoute pas les mauvaises langues !

    • Haha, je ne savais pas que tu traînais par ici :) Merci pour ton mot Hélène, qui me booste à continuer de proposer des DIY futiles-utiles ! C’est trop chouette que tu te sois remise à tricoter, et que cela t’ait donné envie d’explorer d’autres choses et petit à petit de remettre en question ta consommation. Vive le fait-maison (et l’esprit punk ?) ! ;)
      Des bises et à très bientôt alors !

  6. Article très utile ;-) !
    Pour moi, le DIY m’a permis de me rendre compte que j’étais beaucoup plus créative que je ne l’imaginais. Comme tu le dis si bien dans ton article, cela permet de prendre conscience de ses capacités manuelles et cela peut nous conduire à explorer des choses vers lesquelles on ne serait peut-être pas allés.
    Pour ma part, après quelques années de vie active, j’ai besoin de m’investir sur des projets qui sont les miens et pas ceux de l’entreprise pour laquelle je travaille. Je suis aussi dans l’attente de l’adoption d’un enfant. Attendre, c’est ma vie depuis près de 6 ans et cela va continuer encore quelques années. Donc, faire des DIY et avoir un blog me permet de ponctuer cette attente de choses certes futiles mais très agréables. Dans mon cas, cela m’a dynamisé car le DIY c’est aussi se donner des objectifs et avoir des mini projets à gérer. Faire des DIY, les expliquer sur mon blog, me permet de m’occuper, d’avoir le sentiment d’avancer : cela contribue à rendre mon attente positive, c’est donc utile non ? En conclusion, la futilité est parfois utile et même indispensable pour aborder sa vie sereinement ;-) ! Continue à nous proposer de chouettes DIY, tu le fais très bien et moi cela me détend ;-) !
    http://lubiesrousses.com/

    • Merci Annelise pour ton témoignage :) Comme tu le dis si bien, la frontière entre utile et futile est souvent floue et surtout, elle est bien personnelle ! Je te souhaite bon courage dans ton parcours d’adoption, que je sais être long et éprouvant. Continue toi aussi de nous proposer tes DIY rafraîchissants !

  7. Eh mais cet article est vraiment cool !
    Ici, les DIY sont pas tant pour de la déco que pour mettre de l’âme dans les cadeaux, recycler, consommer autrement. Et parfois oui, c’est cher (éternel débat de couturières…), mais franchement, au prix de la laine pour un pull : tu as un loisir pour plusieurs soirées (clairement mieux qu’un abo au ciné pour moi ^^) et en plus, à la fin, tu as un objet dont tu vas te servir !
    Pareil pour la réalisation de panières pour ranger les fruits ou les papiers, ou la réalisation de vin de pêche pour les apéros et les cadeaux !
    Bref, je suis ultra fan du faire soi même, mais pas trop des trucs DIY pour DIY (genre un attrape rêve…). Et puis, la futilité, ce n’est jamais si futile ;) c’est politique parfois même !
    On apprends, on économise, on sort de notre zone de confort, on prend soin de la planète, et souvent on partage ça avec d’autres … Tu reconnais les piliers du développement durable ? On est là !
    Merci merci !
    Alix

    • Merci Alix pour tes mots si justes :)
      Je suis 100% d’accord avec le fait de mettre de l’âme dans les cadeaux, plutôt que d’acheter un truc complètement impersonnel à la dernière minute… D’ailleurs, ça me fait penser qu’il faut que je réfléchisse aux cadeaux de Noël ;)
      A bientôt !

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